1992 : Une association du nom de Lolypop avait monté une disco-mobile depuis 1987 et se trouvait au bout de son projet avec des volontés diverses : animer des soirées pour les uns et organiser des concerts pour les autres. Une partie de ses membres partait donc dans l’aventure Rock’n Poche. Cette première aventure, c’était tout d’abord de trouver un lieu qui se prête à ce genre d’événement et de trouver des artistes en développement. Il fallait ensuite construire un site avec les moyens du bord, négocier les prix partout et essayer tant bien que mal de faire rentrer assez de gens dans cette fête pour équilibrer les comptes...bref un coup de poker !
Une soirée avec un groupe rock de Paris et des groupes régionaux, 600 personnes répondaient présentes et le budget tournait juste.
1993 : L’association part sur un projet plus conséquent avec 2 soirées de programmation et un budget plus important... Des groupes suisses, des parisiens, des bretons, le bilan moral est très encourageant mais les finances sont à la peine, l’association est dans le rouge et se questionne sur son avenir.
1994 : L’équipe décide de mettre les bouchées doubles avec une programmation sur 2 jours, et des groupes qui montent. Le pari est réussi et ces groupes seront en août au meilleur de leur succès, FFF, Billy the kick entre autres faisaient exploser toutes nos espérances. Plus de 2800 personnes se déplaçaient sur le samedi.
1995 : Le festival continuait sur sa lancé en accueillant des groupes en développement tels que Miossec, Dominique A ou Silmarils et l’affluence se stabilisait vers 2000 personnes par soir.
1996 : C’est au tour de Zebda, Keziah Jones et Big soul d’enflammer les alpages et la machine RNP continuait sur sa lancée malgré une météo très orageuse.
1997 : La scène 2 est construite pour mettre en avant les groupes régionaux et la programmation se devait d’être relevée. L’équipe reste sur sa faim et aligne des groupes en développement sur la grande scène. Par bonheur ou par expérience, trois groupes phares de la scène rock française se dévoilaient : Louise Attaque, Dolly et Sinsémilia
1998 : Les révélations de 97 lançait déjà cette édition où allait s’enchaîner têtes d’affiche (Pigalle, Sinclair...) et découvertes (Dionysos, Gnawa Diffusion) en se payant le luxe d’un groupe Anglais culte (New Model Army).
1999 : Les festivals se multiplient et les programmations sont plus délicates, l’équipe joue un ton au-dessous de ces habitudes...Un groupe phare se désiste, une météo chaotique et des résultats en baisse démotivent quelque peu l’équipe. Nada Surf sauve la barque.
2000 : De nouveau la programmation est difficile à tourner et nous jouons la carte des découvertes plus adaptées à nos finances, mais par malheur des trombes d’eau viennent noyer nos espoirs. Beaucoup des membres de l’équipe jettent l’éponge. Arno, Aston Villa et Babylon Circus restent tout de même les héros de ces orages.
2001 : Alors qu’une partie de l’équipe reste motivée, l’autre partie veut mettre un terme au festival avec panache : la dixième édition était à la fois une grande fête et un symbole fort ! C’est la dixième c’est la dernière ! Une météo épouvantable venait gâcher une programmation exceptionnelle de découvertes. Les hurlements d’léo, Rachid Taha, K2R Riddim ou encore la Rue Ketanou et Java luttaient contre la tempête.
2002 : Une petite partie de l’équipe décident de remettre ça, malgré des difficultés financières importantes et un risque considérable. Soirées de soutien, tombola, tous les moyens sont mis à contribution pour sortir le festival de cette situation quasi-désespérée. La communication est renforcée et la programmation se doit d’être percutante. Le temps est passable, la météo n’arrêtera pas la motivation engagée dans cette édition. Résultat 4000 personnes sous la pluie du vendredi et 3000 sous l’orage du samedi...c’est gagné ! Marcel et son Orchestre, Dionysos, Big soul, Un Air deux famille venaient nous sauver...
2003 : Voilà longtemps que l’association survivait, elle pouvait enfin relever la tête et alignait une programmation des plus ambitieuses...Les soucis en moins, l’équipe se concentrait sur le coté artistique : Mickey 3D, Keziah Jones, Tryo, faisait atteindre la jauge maximale soit 5000 personnes par soir. Tous les postes demandent alors une vigilance particulière. Le coté professionnel de l’organisation est obligatoire et l’association se doit d’être à la hauteur.
2004 : Le festival semble avoir passé un cap et se trouve sollicité de toute part : Groupes régionaux, nationaux ou internationaux, communication massive, reconnaissance des médias.
La ruda, NSK, Les Ogres de barback, The servant, Fabulous Trobadors venait confirmer la qualité de programmation et l’image dynamique du festival.
2005 : La programmation s’est déjà remis en route et des projets transversaux voient le jour, c’est ainsi que les décors du site fait jusqu’alors avec les moyens du bord vont faire l’objet d’une vraie réflexion... par les 12-18 ans !!!
2006 : Le menu de cette année était encore plus "Rock n’Poche" que les autres : une bonne dose de de groupes festifs, un bon plateau de zicos surdoués, un soupçon de provoc’, le tout rythmé par de nouvelles tendances inspirées. Près de 10000 personnes sont venues dans la "rue des alpages" pour fêter dignement cette superbe quinzième édition !!! C’est aussi en 2006 que l’on crée le Prix scène régionale avec le soutien financier de la SACEM et en collaborant avec le Brise Glace et Château Rouge.
2007 : La professionnalisation se poursuit avec l’embauche d’une coordinatrice générale pour le festival. Côté programmation deux soirs distincts, l’un rock l’autre plutôt festif, une fréquentation de 7500 personnes sur les 2 jours et le beau temps !!!!
2008 : 17ème édition avec une programmation remarquée comme chaque année pour sa qualité et sa richesse musicale : Massilia, Hocus Pocus, Moriarty, Têtes raides ont enflammé la rue des alpages avec plus de 9000 personnes sur les 2 jours, une week-end énorme !!
2009 : Avec 8000 personnes sur 2 jours, le cru 2009 18ème du nom a encore marqué sa différence. Java a enflammé la rue des alpages, suivi de près par Babylon Circus le vendredi. Quant au samedi nos amis Mouss et Hakim ont encore démontré qu’ils étaient vraiment les meilleurs, ACDC n’ont qu’à bien se tenir !!! Bon ben c’était bien on recommence ? Evidemment !!!